Qui n’a pas entendu parler des méridiens de la médecine traditionnelle chinoise ?
Mais que sont les « méridiens » ? Sont-ils « d’acupuncture » ?
Ce que Soulié de Morant, initiateur moderne de l’acupuncture chinoise en Occident a appelé « méridiens » sont en réalité des vecteurs de l’énergie vitale en relation avec des systèmes psycho-anatomo-physiologiques. C’est sur le trajet externe de ces vecteurs que se situent des zones spécifiques que l’on nomme communément « points d’acupuncture »
Pourquoi dit-on « points d’acupuncture » ?
Il y a quelques semaines, un gendarme qui perquisitionnait le cabinet d’une tradipraticienne pratiquant la psychosomatique orientale, à la recherche d’une preuve d’exercice de l’acupuncture médicale, (mais oui, en France cela existe encore) lui tint ce langage : « la preuve que vous pratiquez l’acupuncture, c’est que vous utilisez des points d’acupuncture, et c’est ce que retiendra le juge ».
Nous ne devons pas laisser l’ignorance dicter le sens des mots.
Et c’est vrai que l’on ne dit pas « points de moxibustion », ou « points de digito-contact » ou « points de biokinergie » .
C’est la rançon de l’histoire. En effet, et nous l’avons précisé, ces « points » ont été révélés par Soulié de Morant, à propos de l’acupuncture, même s’ils ne sont pas exclusifs de l’acupuncture.
Ce serait comme si, parlant des grands carrefours de nos villes nous les définissions uniquement par les feux rouges ou les rond points qui s’y trouvent et non pas par les directions qu’ils nous permettent de prendre.
Les « points » dont il est question sont des lieux du corps, perceptibles à la surface de la peau.
Ces lieux ont ceci de particulier, c’est que d’une part ils résonnent des éventuels dysfonctionnements internes ou psychiques, et que d’autre part, à partir d’eux, il est possible d’agir pour soit renforcer la force d’auto guérison, soit rediriger l’énergie vitale dans une visée harmonieuse. Pour faire cela, le tradipraticien de la psychosomatique orientale utilise plusieurs méthodes. Il préfère en général utiliser la main ou les doigts car c’est la méthode universelle la plus ancienne. Il touche les points, il les masse, il les ponce, il les pince, les techniques sont multiples. Mais il peut aussi les chauffer, soit à distance avec un cigare d’armoise, soit directement sur la peau avec un cône d’armoise, soit en utilisant l’air pulsé, ou encore les lampes à infra rouge. Il peut encore y mettre des huiles essentielles, le stimuler à l’aide d’un teisin (instrument à bout rond) y faire passer un courant électrique ou utiliser le propre courant électromagnétique du corps du consultant. Certains y agissent par magnétisme. Enfin, dans certains cas l’aiguille intradermique peut s’avérer intéressante. Si elles sont enfoncées profondément et fortement manipulée dans un but plus organique, c’est alors l’acupuncture médicale. Si elles sont bimétalliques, juste posées pour bien cibler le point, et par l’effet électromagnétique libérer des charges dues aux stress, c’est de la psychosomatique.
Qu’il s’agisse de digito-contact, de massage, de biokinergie etc, il est un dénominateur commun : la connaissance des trajets énergétiques, la localisation précise des points, et la mise en évidence des dysfonctionnements. Cela relève de la connaissance du tradipraticien et de l’art qu’on lui a enseigné.

